Fraternité, fjords et joystick
En 2013, un petit ovni narratif voyait le jour chez Starbreeze Studios, emmené par un certain Josef Fares, alors surtout connu comme réalisateur de cinéma. Son titre ? Brothers : A Tale of Two Sons. Un conte muet, mélancolique et universel qui allait décrocher plusieurs prix grâce à son gameplay audacieux, où chaque stick contrôlait un frère. Dix ans plus tard, voici son remake, entièrement reconstruit à l'Unreal Engine 5 par Avantgarden Games. Ce retour ne doit rien au hasard : aujourd'hui salué pour A Way Out et It Takes Two, Fares semble avoir ici posé les fondations d'un genre à part. Cette relecture moderne a donc une saveur particulière : celle du galop d'essai devenu œuvre fondatrice.
Il a fallu peu de temps pour qu'une des plus grosses surprises – toutes proportions gardées – fasse son apparition comme un coup de tonnerre. Bien que quelque peu raillé pour le nombre de fuites survenues à l'avant-veille de son annonce officielle, The Elder Scrolls IV : Oblivion Remastered mérite tout de même d'être salué pour avoir su rester discret jusqu'alors. Avec une sortie sans crier gare, pour le lendemain de son annonce, le nouveau lifting de cet opus a fait trembler l'industrie en menaçant – finalement à tort – de vampiriser le public au détriment des autres productions. Cette refonte a été concoctée, non pas par le studio à l'origine du titre, mais par les petites mains françaises de Virtuos.
Une simulation bien armée
Sorti en mars 2024, Rise of Gun élargit son contenu grâce à la sortie de sa dernière grosse mise à jour apportant notamment le mode histoire. De nouvelles quêtes, de nouveaux personnages ainsi que de nouveaux dialogues viennent agrémenter le jeu. Un jeu de simulation sans le mot "simulator" et avec un mode histoire, ce n'est pas courant, mais est-il assez armé pour rivaliser avec les autres jeux du genre ?
Un rogue-lite d'escalade, dans un univers sombre à la croisée de Silo et Half-Life ? Derrière ses décors monolithiques et sa palette de couleurs déclinant toutes les nuances de gris, voyons-voir ce que White Knuckle a dans les biceps. Et surtout, comment parvient-il à nous faire grimper de manière viscérale, encore et encore, toujours plus haut ?
À la rencontre d'un Québec méconnu
Deux chemins, deux cultures, deux visions du monde... et une seule envie : se perdre dans les bois en bonne compagnie (et sans Wi-Fi). Two Falls : Nishu Takuatshina vous embarque dans un voyage narratif au cœur du Québec du XVIIe siècle, avec son lot de forêts indomptées, de croyances tenaces et d'histoires à confronter. Un périple sensible, pas forcément révolutionnaire côté gameplay, mais porté par une écriture sincère, une ambition pédagogique rare, et une ambiance soignée. Allez, enfilez vos bottes de trappeur : on part explorer !
Lost Records : Bloom & Rage ressemble fortement à un descendant spirituel de Life is Strange. Depuis que la célèbre licence a quitté les mains de Don't Nod après son second opus – maintenant entre celles de Deck Nine – le studio français expérimente de nouvelles directions, avec plus ou moins de succès. C'est cette fois-ci la branche montréalaise du studio qui prend le relais, avec un retour aux fondamentaux : une aventure narrative centrée sur l'adolescence, les liens d'amitié, le poids du passé, et, bien sûr, une touche de surnaturel. Bloom & Rage reprend les codes qui ont fait le succès de Life is Strange, allant même jusqu'à reprendre le découpage en épisodes, tout en y insufflant une nouvelle esthétique et des mécaniques légèrement modernisées.