Faire de l'auto-stop dans un jeu vidéo, c'est original. Sauf peut-être pour ceux qui ont eu une enfance traumatisée par Crazy Taxi. Mais ici, pas de dérapage contrôlé ni de chrono stressant : HitchHiker vous met à la place d'un passager muet, trimballé de conducteur en conducteur, dans une série de trajets qui ressemblent plus à des séances de psychanalyse sous acide qu'à des virées en covoiturage. L'ambition est claire : proposer une expérience narrative contemplative, où les paysages défilent aussi lentement que les répliques énigmatiques des personnages. C'est beau, c'est étrange, et parfois un peu trop perché pour garder tout le monde à bord jusqu'au terminus.
Enfin un nouveau jeu de stratégie en temps réel ! Tempest Rising est le digne successeur des Command & Conquer. Il leur rend un hommage appuyé... et parfois un peu trop. Explications.
Infiltration futuriste et aventure mécanique
Ah, les robots et la musique... une association presque aussi touchante que celle d'un chat et d'un carton vide. Dans Melobot : A Last Song, petit jeu narratif développé par le studio parisien Anomalie et édité par Microids, il est question de fin du monde, de notes de musique et d'un automate qui a plus d'émotions dans son châssis que certains humains un lundi matin. Un jeu modeste mais sincère, qui tente de faire vibrer votre corde sensible sans sortir l'orchestre symphonique.
À l'ouest, rien de nouveau
Sorti initialement en 2010, Red Dead Redemption s'offre une nouvelle jeunesse sur PC, support boudé jusque-là par Rockstar. Le studio l'avait pourtant pré-référencé sur Steam en 2015, avant d'oublier le projet pendant des années. Pourquoi ? Probablement à cause du fait que le jeu initial n'ait pas du tout été anticipé pour être porté sur PC, et que le studio avait d'autres gatos à fouetter.
Pour le meilleur et pour le pire
Après des années sans nouvel opus et un sixième épisode au contenu gargantuesque, Sid Meier's Civilization VII arrive enfin. Avec une entrée difficile auprès des joueuses et joueurs – des notes décevantes sur sa page Steam –, cette suite a la lourde tâche de réitérer l'expérience classique qui a posé les bases du genre. Philosophie assez connue parmi les fans, Firaxis Games garde son habitude : ⅓ de bases, ⅓ d'évolutions et ⅓ de nouveautés. Après toutes ces heures passées sur Civilization VI, il reste difficile d'envisager en quoi une suite peut proposer une nouvelle expérience.