Fondé en 2021 par Jayson Houdet, vétéran de l'industrie, le studio parisien Lifeline Games a une ambition clairement affichée : raconter des histoires qui touchent, en concevant des jeux comme des films d'animation jouables. Avec Deer & Boy, leur première production éditée par Dear Villagers, ils s'attaquent à un genre balisé – le platformer cinématographique en scrolling horizontal – mais le font avec une sincérité et une finesse qui désarment. Un petit garçon, un faon, une nuit de fugue et une substance fluorescente terrifiante : vous voilà prévenus.
La poétique de l'imperfection
De George Lucas à William Gibson, sans oublier Hayao Miyazaki, nombreux sont les artistes à avoir été nourris par l'imaginaire de Jean Giraud (plus connu sous son pseudonyme d'illustrateur Mœbius). Les œuvres de l'homme se retrouvent pour ainsi dire partout : au cinéma, dans la littérature ou la bande-dessinée. Néanmoins, c'est par le jeu vidéo que le jeune studio français Sol Brothers (composé d'une petite équipe, principalement familiale) nous propose avec Maseylia : Echoes of the Past d'apporter une lecture nouvellement ludique à cet esthétisme ô combien unique. Aussi imparfaite soit ladite lecture.
Une chouette pas si chouette
Il est dur de se faire un trou parmi la pléthore de jeux qui sortent chaque mois. Pour se faire remarquer, il faut un visuel accrocheur et original, mais aussi créer un jeu dont le genre plaît à un public fidèle. Pour ce faire, Atomic Owl a choisi le rogue-lite, un genre qui pullule depuis plusieurs années mais qui n'a pas réussi à tout le monde. Certains ont marqué le genre et sont passés à la postérité... mais pas sûr que ce soit le cas pour celui-ci.
Mignon dehors, sadique dedans
ZDT Studio, c'est quatre vétérans parisiens – VFX de cinéma, ex-Arkane, ex-Focus Home Interactive – qui signent là leur tout premier jeu. Et ils ont choisi de le faire avec Darwin, un poulpe mignon comme tout dont l'espèce est malheureusement considérée comme un mets de choix par les humains. Sur le papier : un platformer coloré, une DA qui sent bon Pixar, une atmosphère légère. Dans les faits : un jeu qui n'a strictement aucune pitié. Beau premier coup, vraiment – mais pour qui, exactement ?
Votre créativité est votre aMiie
Ça y est, il est enfin sorti ! Annoncé sans crier gare un an avant sa sortie officielle, les fans de la licence attendaient avec impatience la suite de Tomodachi Life. Nouvelles interactions, nouvelles situations improbables et nouveaux champs de personnalisation, l'opus sur Nintendo Switch promet d'autant plus de vous amuser avec vos Mii, ces personnages propres aux consoles Nintendo. Que réserve cette suite, et surtout est-elle à la hauteur de l'espérance des fans ?
Si un cœur attrape un cœur
Le propre du récit initiatique n'est-il pas de faire vivre aux joueurs une sorte de "nostalgie incompréhensible", alliant le familier par de l'étrangeté ? Tout du moins, c'est bien ce questionnement qui est au cœur d'Until Then. Entre ses promesses de renouer avec l'adolescence et l'ambition démesurée de sa narration, la production du développeur Polychroma Games parvient-elle à tirer son épingle du jeu dans une industrie teintée par le fantasme, mais aussi le regret du passé ?